Les samedis yin du yoga – 1 fois par mois

Les samedis yin du yoga – 1 fois par mois

Quand: Samedi 6 juin et autres dates de 9h30 à 11h30

Où: YOKI, rue Saint-Maurice 4, 2000 Neuchâtel, derrière le                    Temple du Bas

Tarifs: 50 CHF

“Une invitation à voyager dans les profondeurs du corps et de la psyché à la recherche du Soi.”

Cet atelier de yoga entièrement dédié au yin yoga, lunaire, passif vous invite à vous abandonner graduellement à la gravité du sol, laisser le corps se déployer à son rythme sans intervenir, sans diriger. Progressivement tout désir, toute volonté de faire se perd pour devenir “attention sans intention” et se donner l’espace d’être simplement.

Les poses au sol sont tenues de une à cinq minutes, afin de stimuler les différents méridiens du corps et d’accéder aux tissus conjonctifs profonds des muscles et des organes. Le corps se fond dans le sol, provoquant un état d’apaisement profond du système nerveux parasympathique.

Ce cours convient aux débutants.

 

Prochaines dates prévues:

15 août avec acu, 29 août, 26 sept., 24 oct., 14 nov. avec acu,  28 nov., 19 déc., 30 janv., 27 fév., 27 mars, 24  avril, 29 mai, 26 juin

 

Inscription à l'atelier yin yoga samedi 6 juin

13 + 10 =

Choisir de véhiculer l’amour plutôt que la peur

Choisir de véhiculer l’amour plutôt que la peur

Nous sommes bien conscients que ce déconfinement peu paraître effrayant. Personne ne sait aujourd’hui ce que nous devrons affronter demain. Il en a toujours été ainsi, mais le manque de sécurité lié à la présence de ce virus nous atteint directement dans notre relation à la mort, celle de nos proches et la notre. Comment vivre alors avec cette incertitude, comment agir face à cette épée de Damoclès qui trône au-dessus de nos têtes et qui menace de tomber sur chacun de nous au moindre de nos gestes.

 Aujourd’hui, il nous ait demandé de « faire avec », nous allons devoir « vivre avec » la présence de ce virus. Il sera présent demain et certainement encore pendant de long mois. La sécurité que nous connaissions n’est plus et ne sera peut-être plus jamais. Comment allez-vous donc choisir de vivre face à cette composante, « faire avec », être un avec ce qui vous entoure et tenter de comprendre en quoi tout ceci vous touche, ou rester nostalgique d’un passé qui n’est plus.

 Il s’agit bien ici de décider d’avancer ou non avec les circonstances qui se présentent à nous. De faire au mieux avec ce que nous connaissons et décider de vivre dans l’amour ou dans la peur. C’est donc essentiellement une question de choix, c’est toujours une question de choix et de comment l’on décide de vivre. Le homard pour croître est obligé de sortir de sa carapace pour en faire une nouvelle. Il prend alors le risque de se faire manger par un prédateur. Si nous étions des homards et que nous ressentions le besoin de sortir, lié à l’inconfort de notre carapace devenue trop petite, nous irions voir le médecin pour qu’il nous prescrive des antidouleurs, pour ne plus avoir mal, ne plus sentir. Mais le homard choisi de sortir de sa zone de confort, il se met volontairement en danger pour croître et évoluer.

Je choisi donc aujourd’hui de vivre, d’être un avec, d’être là pour vous. A chacun aujourd’hui d’agir en fonction de ce qui lui semble juste, sans jugement aucun. On peut vouloir sortir, mais pour des raisons qui nous sont propres, on n’y arrive pas. Ne vous jugez surtout pas, observez, ressentez, imprégnez-vous de ces nouveaux ressentis, ne refusez rien, les émotions sont là pour vous guider et vous apprendre à vous connaître. Viendra le moment de sortir, demain, dans un mois peu importe. L’important étant de ne pas se laisser emporter par l’émotion, mais de l’écouter avec attention. Qu’elle est son message, que point-elle du doigt ?

Les procédures seront donc ajustées, améliorées au fur et à mesure pour vous permettre de continuer de pratiquer. Je ne sais pas de quoi la vie sera faite demain, je ne peux rien garantir mais j’ai tout à offrir. Je serais là pour ceux qui le souhaitent, et je serais encore là pour ceux qui viendront plus tard….

 

Emilda

Atelier ” Définir ses priorités” pour enfant et adulte

Atelier ” Définir ses priorités” pour enfant et adulte

Réfléchissons  à ce qui possède vraiment une valeur, ce qui donne un sens à notre vie, ordonnons nos priorités en conséquence. Tenzin Gyatso, le quatorzieme dalai-lama

Extrait du livre “Kilomètre zéro” de Maud Ankaoua

“Il disparut quelques instants dans la nuit noire au fond du jardin et rapporta un sac qu’il laissa au pied de sa chaise. Il remplit le récipient de trois gros cailloux.

«Maelle, le pot est-il plein ? Je le regardai, interrogative, ne comprenant pas bien le sens de sa question. Sans dire un mot, il sortit de sa besace une généreuse poignée de graviers qu’il plaça avec délicatesse dans le pot de verre. Il le secoua, les petites pierres se glissèrent entre les espaces. Il me demanda à nouveau si le pot est plein. Je me redressai sur ma chaise. Plus impliquée, j’hésitai avant de répondre par l’affirmative. Il attrapa le sac et versa le reste du contenu: du sable combla les trous, puis il réitère sa question. Je souris, amusée. « Cette fois-ci, je pense qu’il l’est! » Shanti nettoya la table d’un revers de main.

Imagine que ce récipient soit ta vie. Et que les trois cailloux symbolisent les choses les plus importantes pour toi: ce dont tu ne pourrais te passer pour être heureuse. Considère les graviers comme les priorités secondaires, celles qui arrivent juste après l’indispensable. Je le fixai sans comprendre ce qu’il essayait de me dire. Enfin, imagine que le sable corresponde à tout le reste: les bonheurs inutiles, ceux qui te font du bien, mais qui ne sont qu’un complément de l’essentiel” puis de “l’important”.

Bon, où veux-tu en venir ?

Si j’avais rempli le pot de sable, il n’y aurait plus de place pour les graviers ou les cailloux. C’est pareil pour ta vie: si tu consacres ton temps et ton énergie aux éléments secondaires tu n’as plus d’espace pour l’essentiel, tu passes à côté de ton chemin. Tu cours après le superficiel en te demandant pourquoi tu n’es pas heureuse.»

Alors, arrête de charger ton bocal de sable, Maëlle. Vis tes rêves, prends soin de toi, de ton coeur, de ton corps, de tes envies, des gens que tu aimes. Remplis-toi de ce que tu es et cesse d’avoir peur de souffrir, c’est cette peur qui t’empêche d’être heureuse et t’enferme dans tes blessures. Prends le risque de vivre et d’être ce qui t’habite. Emplis ton bocal, caillou par caillou, gravier par gravier, grain de sable par grain de sable en considérant chacune de tes priorités. A chaque fois que tu poses un élément, il doit prévaloir sur tous les suivants. Choisis par primauté la première pierre, puis ajoute la deuxième en te disant que tu ne sacrifieras jamais la première pour la deuxième. Et continue avec le même raisonnement, jusqu’au dernier grain. Mais fais attention à ce que tu veux, car tu risques de l’obtenir.”

Atelier pratique

Matériels :

– un grand bocal

– trois gros cailloux

– pleins de petits cailloux – graviers

– du sable

– une tasse remplie de café ou de thé

Option B si vous êtes confiné :

– une feuille blanche

– 3 feuilles colorées

– colle

 

Si vous aviez une baguette magique, quelle serait pour vous la vie idéal.

Fermez les yeux et écoutez votre cœur. Laissez-vous rêver sans vous juger. Laissez tomber vos barrières, vos préjugés. Voyez ce qui donne un sens à votre vie puis ordonnez vos priorités.

Si vous êtes trop dans votre tête, que vous cherchez à remplir votre vie de façon trop pragmatique ou raisonnée.

– Installez-vous confortablement assis ou allongé.

– Imaginez-vous au milieu de nul part, dans un espace vide indéfini, illimité.

– Prêter attention à votre respiration, observez la façon dont votre corps se soulève à chaque inspiration et se dépose à chaque expiration. Voyez comment il respire sans que vous ayez à intervenir. Laissez-vous vivre.

– De même, laissez peu à peu l’espace se remplir sans nommer, commenter ce qui apparaît. Laissez parler votre cœur.

– Comment est-ce que vous vous y sentez, quels sont les couleurs, les odeurs, les sons qui vous entourent. Qu’est ce que vous y faites ou ne faites pas, peu ou plus.

– Imprégnez-vous de ce ressenti, vivez-le, laissez-le vibrer dans chacune de vos cellules.

Rouvrez les yeux et remplissez votre bocal par ordre de priorité.

Vous pouvez inscrire vos 3 premières priorités sur vos 3 cailloux si vous le souhaitez ou encore les symboliser par des pictogrammes.

– Choisissez la première pierre en sachant que vous ne la sacrifierez jamais pour la 2ème ainsi de suite. Vos 3 cailloux représentant les choses dont vous ne pouvez vous passer pour être heureux.

– Puis arrivent les petits cailloux, vos priorités secondaires juste après l’essentiel.

– Terminer avec les grains de sable qui symbolisent tous les petits bonheurs qui complémentent le tout. La cerise sur la gâteau.

– Et voyez comment vous pourriez encore y verser une tasse de thé ou de café.

Réalisez que même lorsque vous pensez que votre vie est bien remplie, il y aura toujours de la place pour partager un café ou un thé entre amis.

Si vous êtes confiné sans cailloux

Ci-dessous une idée pour parer à l’absence de cailloux.

Trois couleurs selon vos priorités et le tour est joué ! Laissez parler votre créativité.

Ce bocal a été dessiné par ma fille de 9 ans.

Revenez nous lire ! Des exercices simples, des réflexions, des petits ateliers philo-yoga seront prochainement publiés sur le blog de yoki pour vous soutenir et vous accompagner vous et vos enfants. .

Les  portes closes

Les portes closes

Les portes vont se rouvrir pour certains, pour d’autre le temps c’est comme arrêté.

En chemin on découvre la nature fleurissante.

Derrière les portes closes, une date, 15 mars, figée sur le papier

, de la poussière accumulée sur les livres, le rebord des fenêtres

, au dehors les rues qui étaient autrefois animées par les pas des passants, les rires des enfants, entonnent le chant des oiseaux

, le matériel toujours empilé sur les étagères attend des élèves qui ne viendront pas.

Alors la poussière fut soigneusement débarrassée, la citation du jour aujourd’hui 22 avril dévoilée, les vieilles affiches enlevées, et un tapis déposé sur le sol fraichement nettoyé.

La musique envahit l’espace, « comme une injonction du ciel dont on ne savait pas à quoi elle avait trait, comme un ordre de Dieu dont on ignorait la teneur* ». Le corps s’unit alors à la Terre, et s’ouvrit au champ des possibles. Révélant l’être, présence éveillée dans l’immensité absolue.

Emilda

* Marguerite Duras, l’Amant.

Confiné mais ouvert – douce flexion arrière

Confiné mais ouvert – douce flexion arrière

S’ouvrir pour accueillir l’autre

Alors que tout nous pousse à nous refermer, sombrer dans la peur, l’angoisse, il devient indispensable aujourd’hui de s’aménager un espace de calme, s’ouvrir aux autres et à soi en cette période de confinement.

Cette douce ouverture du haut du corps vous permettra ainsi de vous préparer à cette reprise progressive qui s’annonce. Ces longues semaines d’attentes, d’incertitudes ont certainement accentué un repli du haut du corps qui est déjà bien prononcé pour la plupart d’entre nous. L’échines courbées vers l’avant par de mauvaises postures, le regard fixé à tout type d’écran, avachi sur le canapé ou plié en deux les mains dans la terre à jardiner, autant de postures qui referment le haut du corps et raccourcissent les muscles situés sur la face avant du buste. Il devient alors essentiel de rouvrir progressivement le haut du corps pour recréer de l’espace, permettre au corps de respirer plus amplement et profondément et ainsi permettre aux émotions enfouies de trouver un chemin vers la joie.

Cette posture est inspirée du setubandha bench (support de yoga) qui permet cette ouverture du haut du cœur, mais également des épaules, des bras et de la musculature du dos. Cet outil des plus précieux m’a été transmis par Jean Lechim qui comme son nom l’indique est également utilisé pour explorer la posture nommée setubandhasana.

Le setubandhabench peut être ici facilement remplacé par un canapé, un gros coussin et un balai :). Soyons créatif! Pour explorer plus en profondeur, il vous faudra venir à YOKI pour tester la bête. A noter qu’on l’appelle également le chameau :)!

Avant de commencer, n’oubliez pas quel est le but du yoga. Vous ne rentrez pas dans une posture pour vous assouplir, vous renforcer, ou vous gainer. Cette posture-ci vous amènera une ouverture progressive du haut du coeur certes mais voyez comment vous pouvez relativiser votre envie d’un résultat quelconque vis à vis de la forme extérieur de votre posture. Soyez simplement et pleinement conscient des sensations qui se présentent à vous, quels sont vos possibilités et explorez à l’intérieur de vos limites. Un léger inconfort peut-être ressenti, mais la douleur est à proscrire. Rien n’a atteindre, à faire. Ressentir le corps s’ouvrir, accueillir, laisser les pensées passées pour être soi dans le bonheur d’être là. Lisez également attentivement les placements de la posture. Elle parait simple mais vous pourriez facilement vous blesser.

 

Comment procéder?

1. Assis sur le sol, collez votre dos au bas du canapé. Les jambes peuvent être allongées, repliées en tailleur simple ou pliées les genoux ensemble avec les pieds écartés un peu plus large que la largueur de vos hanches. Cette dernière version (genoux pliés) permet d’avoir le dos bien plaqué contre le canapé afin d’éviter de le cambrer.

2. Placez un gros coussin du canapé, un oreiller, un bolster ou tout autre support qui vous permettra de surélever le haut du corps (sternum, épaule et tête) vers le ciel. Le haut du coussin viendra donc se poser sur le bas des omoplates. Eloignez vos épaules du cou.

3. Assurez-vous d’avoir la tête surélevée dans le prolongement de votre colonne vertébral. La nuque est longue et ne doit pas être projetée, cassée vers l’arrière. L’occiput (bas du crane) ne doit pas se rapprocher de vos épaules au risque de coincer vos nerfs! Rajouter une couverture sous la nuque si nécessaire.

 4. Ouvrez vos bras latéralement. Le ventre s’allonge, le sternum s’étire, la respiration se pose. Vous pourriez choisir d’en rester là et harmoniser vos respirations sur le même nombre de compte ( par ex : j’inspire sur 3 comptes, j’expire sur 3 comptes, en allongeant progressivement à 4, 5, 6 comptes ou plus).

5. Inspirez et étirez vos bras vers l’arrière jusqu’à attraper le manche d’un balai que vous aurez préalablement coincé sous le coussin si possible. Si le manche est trop bas pour être saisi, demandez à quelqu’un de vous maintenir le manche à la hauteur souhaitée. La personne pourra ensuite doucement l’abaisser pour accentuer l’ouverture.

Ici les épaules s’ouvrent, les triceps s’allongent, la musculature du dos s’étire latéralement également par le maintien des coudes rapprochés l’un vers l’autre.

6. Voyez comment vous pouvez amener la respiration dans le dos en respirant entre les omoplates.

7. Savourez, respirez, ressentez, vibrez…Restez aussi longtemps que vous en sentez le besoin.

8. Votre respiration se raccourci? C’est le signe qu’il faut en sortir. La respiration est en tout temps un bon indicateur pour savoir si l’on va trop loin ou si l’on se donne l’espace d’évoluer.

9. Prenez le temps d’en sortir en relâchant doucement le manche et rouvrez vos bras latéralement un instant ou quelques minutes. Si vous avez le temps vous pouvez relâcher quelques temps puis ressaisir le manche et relâcher. Il est aussi bon de permettre aux muscles de se raccourcir pour les étirer à nouveau.

Contre posture – la pince “yin”

1. Revenez doucement en plaçant vos mains derrière la nuque pour l’aider à remonter. Posez ensuite vos mains à côté des fessiers sur le sol. Repoussez le sol tout doucement jusqu’à atteindre la verticalité de votre colonne. Laissez réagir quelques instants puis laissez le buste se pencher vers l’avant. Pénétrez l’espace comme si vous rentriez dans une piscine, centimètre par centimètre en prenant le temps de ressentir les résistances et les sensations présentes.

2. Ajustez votre posture si besoin avec un coussin placé entre votre tête et vos pieds ou sur vos jambes si ça tire beaucoup dans le dos. Vous éviterez ainsi de trop l’arrondir. Placez un coussin sous les genoux si vous sentez une trop grande résistance derrière les jambes. Mettez autant de support que nécessaire pour trouver une posture confortable.

3. Vous pouvez retirer les supports si le corps se relâche. Veillez simplement à toujours avoir une partie du corps qui s’étire. Maintenez votre attention sur la façon dont votre corps s’ouvre, voyagez avec la sensation du corps qui se soulève à chaque inspiration et se dépose à chaque expiration.

4. Après 1 à 10 min. Remontez doucement, en repoussant le sol avec vos mains. Laissez réagir dans la verticalité de votre colonne.

5. Clôturez le tout par une assise de votre choix, l”attention portée sur la sensation du souffle qui rentre et sort de vos narines (Anapanasati). Restez ainsi jusqu’à la fin du confinement. Namaste. 🙂

Les bénéfices

  • étire les muscles abdominaux
  • stimule les viscères
  •  ouvre la cage thoracique et dégage le sternum
  •  libère la zone pulmonaire et améliore la respiration
  •  meilleur oxygénation du sang
  •  renforce le muscle cardiaque
  •  assouplit la colonne vertébrale, la musculature du dos et des bras
  •  ouvre les épaules

Les contre-indications

  • problème de tension artérielle
  • migraine
  • insomnie (ne pas pratiquer le soir, posture très énergisante)
  • fragilité lombaire ou cervicale
  • diastasis (ouverture des grands droits post accouchement)

 

Revenez nous lire ! Des exercices simples, des réflexions, des petits ateliers philo-yoga seront prochainement publiés sur le blog de yoki pour vous soutenir et vous accompagner vous et vos enfants. .